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Jura. Des ambulanciers manifestent contre la réforme de l’urgence pré-hospitalière

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Jura. Des ambulanciers manifestent contre la réforme de l’urgence pré-hospitalière

Par une manifestation, entre Champagnole et Lons-le-Saunier, les ambulanciers de la FNAP voulaient montrer leur mécontentement contre un projet de réforme.

A Lons-le-Saunier, les ambulanciers se sont garés rue des Ecoles, sous les fenêtres de l
A Lons-le-Saunier, les ambulanciers se sont garés rue des Ecoles, sous les fenêtres de l’agence départementale de l’ARS (©Voix du Jura)

Leur cortège, sirènes hurlantes, n’est pas passé inaperçu. Entre Champagnole et Lons-le-Saunier, une quinzaine d’ambulanciers ont manifesté, ce jeudi 15 octobre 2020, pour dire leur opposition à un projet de réforme de l’urgence pré-hospitalière.

L’appel à manifester avait été lancé par la Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP), afin de protester contre un avenant qui donnerait la priorité, pour les urgences vitales, aux transports effectués par les pompiers volontaires ou de la Sécurité civile. Des transports qui sont payés par la Caisse nationale d’assurance maladie, que souhaitent opérer les ambulanciers privés.

« Nous avons fait des efforts pour montrer qu’une autre voie est possible, mais si ce projet devait aboutir, il serait la mort de nombre d’entreprises rurales », explique-t-on à la FNAP, qui estime que la mise en œuvre de la réforme « entraînerait l’abandon, au service d’incendie et de secours, de 28 % du territoire national et même 63 % du territoire de minuit à 8h du matin ». Et d’ajouter : « Non content du déséquilibre créé dans les sociétés d’ambulances, il entraînerait une explosion des carences ambulancières assumées par les SDISS. »

Les véhicules, toutes sirènes hurlantes, sont passées sous les fenêtres du Préfet
Les véhicules, toutes sirènes hurlantes, sont passées sous les fenêtres du Préfet (©Voix du Jura)

Ce point de vue n’est pas partagé par la Chambre syndicale nationale des services d’ambulances, ni par la Fédération nationale des transporteurs sanitaires, parties prenantes de la négociation.

A l’issue de la manifestation, les ambulances sont venues se garer sous les fenêtres de l’antenne Jura de l’Agence régionale de Santé, rue des Ecoles à Lons-le-Saunier, tandis qu’une délégation d’ambulanciers était reçue en préfecture.

Les ambulanciers se mobilisent jeudi à Champagnole

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Jura | ManifestationLes ambulanciers se mobilisent jeudi à Champagnole

La Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP) appelle à la mobilisation ce jeudi à Champagnole. De nombreux ambulanciers du secteur et d’ailleurs sont attendus. L’objectif est de protester contre un projet de réforme, suscitant une grande inquiétude.

14 oct. 2020 à 16:01 
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Le rassemblement est prévu demain, jeudi 15 octobre, à partir de 9 heures à Champagnole. Photo Progrès /Philippe TRIAS
Une manifestation, organisée par la Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP), se déroulera ce jeudi 15 octobre, à 9 heures à Champagnole. Le rassemblement aura lieu rue Jean et Jean-Claude Ponsard, au siège de l’ATSU 39 (Association des transports sanitaires urgents), où de nombreux ambulanciers du secteur et d’ailleurs sont attendus. « Cette ATSU reçoit des fonds publics pour organiser la réponse à l’urgence pré-hospitalière. Ces fonds ne sont pas affectés avec une parfaite partialité, et désorganisent le département en matière de transport sanitaire », déplore la FNAP.

S’opposer à un projet de réforme

L’objectif est de protester contre un projet de réforme, présenté par la caisse nationale d’assurance maladie lors d’une séance de négociation du 9 octobre, suscitant une grande inquiétude chez les ambulanciers. « En effet, sa mise en application entraînerait l’abandon, au service d’incendie et de secours, de 28 % du territoire national et de 63 % du même territoire, de minuit à 8 heures. Nous avons fait des efforts colossaux pour mettre en évidence, par le biais d’expérimentations réparties à travers la France, qu’il y avait une autre voie.

Si ce projet devait aboutir, il serait la mort de nombre d’entreprises rurales », indique la FNAP. En fin de matinée, le convoi d’ambulance a prévu de se rendre vers Lons-le-Saunier, au siège de la délégation territoriale de l’ARS (Agence régionale de santé) Bourgogne Franche-Comté, « afin que les responsables de cette ARS entendent la révolte des ambulanciers dans le cadre des modifications illégales qu’elle a apporté au cahier des charges de la garde départementale ambulancière », a indiqué la FNAP, par voie de communiqué.

ENCOMBREMENT AUX URGENCES DE L'HÔPITAL DE BOURGES : DES AMBULANCIERS ONT ATTENDU JUSQU'À 10 HEURES AVEC LEURS PATIENTS À BORD

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Des ambulanciers ont attendu plusieurs heures sur le parking des urgences de l’hôpital de Bourges dans la nuit de samedi à dimanche, avec leurs patients à bord. © Pierrick DELOBELLE
  
« Je suis resté sept heures sur le parking des urgences avant d’être libéré. » Ambulancier privé, Thomas Vermote, qui exerce depuis quinze ans dans le Cher, n’avait « jamais connu » une attente aussi longue aux urgences de Bourges.

Arrivé samedi soir aux alentours de 22 h 30 avec un patient suspecté de Covid-19, il n’est passé qu’à 5 h 30, le lendemain. « Une ambulance de sapeurs-pompiers a, elle, attendu dix heures sur le parking », poursuit l’ambulancier. Ce que confirme le colonel Didier Marcaillou, commandant du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Cher. « Nous avons en effet eu deux engins bloqués, ce qui est exceptionnel. »

L’hôpital mène « une enquête interne »

Au-delà du temps perdu et de l’impossibilité de répondre à d’autres demandes, Thomas Vermote évoque l’inconfort pour les patients allongés jusqu’à dix heures sur des brancards dans les ambulances. « Ce ne sont pas des matelas faits pour dormir. Les infirmières ont bien tenté de faire ce qu’elles pouvaient, elles ont travaillé toute la nuit… Je pense qu’il y a eu un manque d’anticipation de l’hôpital pour l’accueil des patients suspectés de Covid. »

Selon l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire, le souci rencontré dans la nuit de samedi à dimanche « n’est pas lié à un afflux de patients suspectés de coronavirus » mais relève d’« un problème d’organisation ».

Contacté, l’hôpital Jacques-Cœur de Bourges indique que « l’incident est effectivement regrettable pour les patients concernés ». L’établissement indique qu’« une enquête interne approfondie est en cours pour que cet incident, exceptionnel, ne se reproduise plus ».


Marion Lapeyre

Le futur directeur de la CNAM ?

Thomas Fatome choisi pour diriger la Caisse nationale d’Assurance maladie

Le nom de ce Cherbourgeois, qui dirigeait le cabinet d’Édouard Philippe jusqu’au remaniement, a été proposé par le gouvernement. Il doit être validé dans les prochains jours.

thomas FATOME

Thomas Fatome, ancien directeur de cabinet adjoint d’Édouard Philippe, a été proposé par le gouvernement pour diriger la Caisse nationale d’assurance maladie, en remplacement de Nicolas Revel, nommé directeur de cabinet du nouveau Premier ministre Jean Castex, a-t-on appris ce jeudi 16 juillet 2020.

Officialisation dans les prochains jours

Le conseil d’administration de la Caisse doit rendre un avis, consultatif, dans les prochains jours.

Diplômé d’HEC, ancien élève de l’ENA et inspecteur général des Affaires sociales, Thomas Fatome a été directeur de la Sécurité sociale avant de rejoindre le gouvernement d’Édouard Philippe en 2017.

Ancien conseiller « santé » de l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2010 et 2012, il avait auparavant été membre de divers cabinets.

Son prédécesseur Nicolas Revel dirigeait l’Assurance maladie depuis novembre 2014. Il avait été reconduit pour un deuxième mandat en octobre 2019.

HAUTES-ALPES : DEUX AMBULANCIERS PRÉSENTS À PARIS PENDANT LE DÉFILÉ DU 14 JUILLET

DICI TV
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Deux représentants des ambulanciers des Hautes-Alpes ont été conviés à participer au défilé du 14 juillet à Paris. David Curti et Marie-Pierre David seront installés ce mardi place de la Concorde pour recevoir les honneurs du Président de la République, en remerciement pour leurs actions pendant la crise sanitaire. David Curti est basé à Gap pour Alpes Secours Ambulances, et Marie-Pierre travaille à Abessée Ambulances à L'Argentière. Ils font parti du groupement Urgence Santé, implanté dans le 05 de Laragne à Briançon. Ils ont répondu favorablement à l'invitation du syndicat de la Fédération Nationale des Ambulanciers Privés. Marie-Pierre est emballée :

les ambulanciers du Muy n'auront pas le masque offert par le HDI

les ambulanciers nauront pas le masque offert par le HDI

Le 19 h 45 M6 18 avril 2020

Les Ambulances L'ourson bleue

 

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TRANSPORT SANITAIRE. LA SITUATION UBUESQUE DES AMBULANCIERS PRIVÉS

ouest france

Transport sanitaire. La situation ubuesque des ambulanciers privés

Ils se voient comme les grands oubliés de la crise sanitaire. Les 55 000 ambulanciers privés ont, paradoxalement, vu leur activité diminuer de 80 %. La Fédération nationale craint de nombreuses faillites.

Une partie de l'équipe des ambulances Alpha Saint-Anne basée dans la région Grand Est.
Une partie de l'équipe des ambulances Alpha Saint-Anne basée dans la région Grand Est. | DR.

On pourrait croire qu’ils sont débordés.  C’est tout le contraire  , lâche Serge Pelinski, ambulancier depuis 35 ans. Sa société, qui compte 17 salariés, se situe pourtant dans une zone très touchée par le coronavirus, entre Strasbourg et Metz. Mais, à l’image de l’activité nationale du secteur, son chiffre d’affaires a diminué de 80 %.

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LES AMBULANCIERS PRIVÉS, "GRANDS OUBLIÉS" DE LA CRISE SANITAIRE

Les ambulanciers privés, "grands oubliés" de la crise sanitaire

Myriam CHAPLAIN RIOU
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Quand les chacals rodent !

logo lesechos

 

 

Le coronavirus pourrait soulever une vague de restructurations chez les ambulanciers

Les transferts de malades du coronavirus sont loin de compenser les effets de l'arrêt des soins non urgents qui frappe les entreprises de transport sanitaire. La pandémie pourrait accélérer la restructuration, entamée il y a quelques années, d'un secteur encore très atomisé.

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Les ambulances participent activement au transport des malades du Covid-19, mais cela ne compense pas le coup de frein sur les autres soins médicaux. (Carius)

Publié le 13 avr. 2020 à 12h05

Elles sont partout. Dans les rues, dans les cours des hôpitaux, au plus près des avions, des TGV, des hélicoptères et des navires de guerre qui sont mobilisés pour transférer des malades du coronavirus, afin d'en répartir la charge entre les établissements hospitaliers qui maillent le territoire. « Elles », ce sont les ambulances, une activité en profonde mutation que la pandémie pourrait bien accélérer.

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LISIEUX. LES AMBULANCIERS EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LE CORONAVIRUS

ouest france

 

 

Lisieux. Les ambulanciers en première ligne contre le coronavirus

Alors que les nombreuses annulations d’opérations ont réduit leurs activités, les sociétés d’ambulances lexoviennes font face au Covid-19. Chaque jour, les ambulanciers sortent pour des cas avérés ou suspects.

Les ambulanciers s’équipent des combinaisons dès qu’ils sont en contact avec une personne suspectée d’avoir le coronavirus.
Les ambulanciers s’équipent des combinaisons dès qu’ils sont en contact avec une personne suspectée d’avoir le coronavirus. | OUEST-FRANCE
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Un article du groupe Presse Agence

http://www.presseagence.fr/lettre-economique-politique-paca/2020/04/07/paris-covid-19-philippe-lauriot-70-du-parc-ambulancier-prive-est-a-larret/presseagence-1241 Lu dans la presse

LES AMBULANCIERS DES BOUCHES-DU-RHÔNE EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LE COVID-19

Les ambulanciers des Bouches-du-Rhône en première ligne contre le Covid-19

Chaque jour, les ambulanciers du département effectuent une centaine d’interventions pour des cas de Covid-19

Par Fabien Cassar

Les ambulanciers privés font également partie de la première ligne contre le COVID-19 
Les ambulanciers privés font également partie de la première ligne contre le COVID-19PHOTO AFP

Ils sont appelés par le 15 pour transporter les patients du Covid-19 à la Timone où dans un autre établissement qui peut accueillir des personnes en détresse respiratoires. Acteur essentiel du secteur médical, les ambulanciers privés sont l’une des solutions privilégiées par le centre 15, pour venir en aide aux Provençaux dans le besoin.

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"UN GROS LOUPÉ": LES AMBULANCIERS PRIVÉS TRÈS SOLLICITÉS ET EN MANQUE DE MATÉRIEL DE PROTECTION

"Un gros loupé": les ambulanciers privés très sollicités et en manque de matériel de protection

La livraison par l’État de masques (chirurgicaux), à destination des ambulanciers privés varois : pour cette semaine.
 

La livraison par l’État de masques (chirurgicaux), à destination des ambulanciers privés varois : pour cette semaine. DR

La troisième semaine de crise sanitaire est marquée par une nouvelle répartition des masques pour les transporteurs privés. Après des débuts difficiles et pas seulement à cause de la pénurie.

Troisième semaine de confinement et les transporteurs sanitaires privés espèrent sortir de l’ornière au sujet des masques et équipements de protection dont ils ont un besoin impérieux.

Ce lundi, une nouvelle livraison a été récupérée par la profession, dans les locaux de l’hôpital Sainte-Musse à Toulon.

Une dotation d’État coordonnée par l’Agence régionale de santé (ARS), composée de 127 boîtes de 50 masques chacune, soit plus de 6.300 masques, pour couvrir les besoins d’une semaine. Uniquement des masques chirurgicaux.

"GROS LOUPÉ"

"Les ambulanciers privés sont appelés en nombre par le Samu, pour réaliser des transports de patients suspectés d’être malades du Covid-19, expose Claude Delesse, vice-président de la Fédération nationale des ambulanciers privés et installé dans le Var. Or, nous avons des difficultés à obtenir des masques pour la protection de nos personnels. Pourtant, nous sommes le premier contact physique avec le patient transporté à l’hôpital."

Désormais, c’est à l’intérieur même de la profession que la distribution s’organise et non plus auprès des structures hospitalières. "Au début de la crise, il y a eu un gros loupé, affirme Fabien Bonomi, à la tête de l’Antenne départementale de soins d’urgence du Var (ADSU 83). Avec des difficultés pour obtenir des masques issus du premier stock livré. Cette dotation n’est pas entièrement arrivée aux ambulanciers."

Le principe était la fourniture de deux masques FFP2 pour chaque patient potentiellement Covid-19 transporté par une ambulance privée, dans un service hospitalier.

Les hôpitaux que nous avons contactés répondent avoir toujours fourni ce matériel et n’avoir jamais dérogé à ce principe. Les ambulanciers maintiennent que ce ne fut pas toujours le cas.

Proposée par la profession et validée par l’ARS, la nouvelle clé de répartition se base sur "le nombre de véhicules titulaires d’une autorisation de transport sanitaire, détaille Fabien Bonomi. La répartition concerne bien toute la profession, sans aucune exception, y compris en dehors des adhérents de l’ADSU. Nous agissons sur les consignes de l’État". Toute remise sera nominative et donc tracée.

RELIQUAT RENDU

Ces masques chirurgicaux seront donc aussi utilisés pour transporter des patients présentant des symptômes du Covid-19, les FFP2 étant réservés "aux professionnels de santé réalisant des gestes invasifs".

Quant aux autres matériels de protection, "on est en carence", estime Fabien Bonomi. Les ambulanciers manquent de blouses, charlottes, combinaisons... et en appellent à la générosité de tout professionnel qui posséderait des réserves de matériel.

Dispatché dans plusieurs centres hospitaliers varois, le reliquat de la première dotation d’État (8 200 masques, dont des FFP2, livrés il y a 15 jours) est en train de revenir à l’ADSU 83, pour être partagé entre ambulanciers.

Toutefois, les critères retenus ne font pas l’unanimité, à l’instar du Seynois Gilles Garcia, membre de la Fédération nationale des artisans ambulanciers. "Les choses ne sont pas faites équitablement, car ce n’est pas le nombre de transports journaliers réellement effectué, qui est pris en compte, mais le nombre d’agréments. Le résultat n’est pas le même", s’agace-t-il. L’ARS a répondu à ce sujet que "la règle d’attribution des masques par vecteurs est une consigne nationale".

Les pénuries s’amoindrissent, pas toutes les difficultés.

"C'EST DE LA DÉBROUILLE"

Aux patients en dialyse ou en traitement par chimiothérapie, les ambulanciers remettent un masque chirurgical, au moment de les transporter.

Sinon, "on transporte tous les jours des gens qui sont dans une suspicion de Covid-19, mais on manque de combinaisons, de charlottes, de lunettes…", témoigne Éric Marie, responsable du matériel et des véhicules aux Ambulances du soleil à Draguignan, qui avait lancé un SOS à ce sujet.

Les pharmacies dont il a fait le tour lui ont répondu qu’il n’était pas prioritaire. "Mais, ce sont les ambulanciers qui transportent les patients à l’hôpital", proteste-t-il.

Grâce à une bonne dose de "débrouille", il espère une livraison de kits de protection, dont des masques FFP2, auprès d’un grossiste privé.

"Pourtant, on est appelé par le Samu et on répond présent. On transporte les patients qui ont de la fièvre et qui toussent. Les ambulanciers sont à la hauteur."

Ils veulent pouvoir continuer leur travail. Le plus en sécurité possible.

 

UNE VAROISE LANCE UN APPEL AUX DONS DE MASQUES ET DE GEL HYDROALCOOLIQUE

Une Varoise lance un appel aux dons de masques et de gel hydroalcooliquE

resized_20200319_181641-e1584643641986 Lu dans la presse
 

Face à une rupture de stock, la responsable d'un magasin à La Seyne, spécialisé dans le matériel médical, exhorte à se mobiliser pur aider ceux qui sont en première ligne

"Soyons solidaires avec les personnels d’astreinte!" Face à la carence en matériels médicaux, Réseau senior à La Seyne, magasin spécialisé dans la vente de… matériels médicaux a lancé jeudi 19 mars un appel aux dons en faveur des médecins, infirmiers, ambulanciers, pompiers...

Pour Pascale Dernoncourt, gérante et responsable technique "les ruptures de stocks de masques, gels hydroalcooliques et blouses jetables mettent en péril leur santé. Nous proposons donc de faire une collecte pour une redistribution gratuite..." 

 

Son état des lieux est édifiant. "Nous avions fait une commande de matériels (gels et masques) mi-février auprès de notre distribution et elle a été suspendue fin février.Nous sommes approvisionnés au compte-gouttes "

"J'AI VU DES AMBULANCIERS VENIR EN PLEURANT"

La raison, selon elle: "le matériel est réquisitionné par l’État depuis le 3 mars m’a-t-il été répondu.Voilà pourquoi nous appelons aux dons et à la solidarité de tous. Des restaurateurs, des pêcheurs nous ont déjà répondu et offert du gel hydroalcoolique".

Responsable du magasin depuis 15 ans, elle ne peut se résoudre à rester les bras ballants face à la situation. "J’ai vu des ambulanciers venir en pleurant. Ce sont eux qui transportent les malades sans protection. Comment peut-on imaginer cela pour eux et pour les soignants".  Elle se souvient avoir vécu l’épidémie de grippe H1N1 (2009/2010) et les réquisitions de l’État.

UNE RUPTURE DE PRODUCTION DES GANTS?

Selon elle, des stocks réalisés étaient restés…stockés et finalement détruits.Et de réclamer que le réseau de distribution normal - les magasins spécialisés - puisse être aussi approvisionnés afin de participer à la distribution. Si aujourd’hui, elle n’est plus (ou très rarement) livrée en masques, blouses et gels, elle prévient : "D’ici peu, il n’y aura plus de gants. Il y a des ruptures sur les productions".

 

CORONAVIRUS : UN AMBULANCIER DIJONNAIS RACONTE LE DÉROULEMENT D'UNE INTERVENTION

Santé - Sciences
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : un ambulancier dijonnais raconte le déroulement d'une intervention

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Par France Bleu Bourgogne

Pour intervenir sur des cas suspects ou avérés de Coronavirus, les ambulances privées peuvent être mobilisées par le Samu. Se met alors en place toute une procédure, avec des ambulanciers bien protégés. Un responsable du Centre ambulancier de Dijon nous raconte comment se déroule une intervention.

Christian Manlay et Florent Lorbach, de l
Christian Manlay et Florent Lorbach, de l'Atsu 21, devant une ambulance. En Côte-d'Or, 8 véhicules de ce type sont de garde chaque nuit. © Radio France - Jacky Page

Cinq cas de Coronavirus-Covid 19 confirmés à Dijon, samedi 29 février 2020. Pour faire face, l'ARS et le CHU ont mis en place un dispositif dédié.  Parmi les maillons de la chaîne, les ambulances. Elles peuvent être mobilisées par le Samu pour transporter un cas suspect ou avéré jusqu'à l'hôpital. C'est ce qui est arrivé pour le Centre ambulancier de Dijon, qui compte un parc de 34 véhicules. L'une des ambulances a transporté un malade du coronavirus jusqu'au CHU.Des ambulanciers bien protégés

Florent Lorbach, responsable au centre ambulancier à Dijon, raconte comment se passe une intervention : "Le Samu nous indique que l'équipe va partir sur un cas potentiel de coronavirus. Dans tous les cas, les ambulanciers s'équipent : port de masque, de blouse, lunettes de protection, charlotte".  

Du moment que la procédure est respectée, avec les protections, l'ambulancier ne risque rien

Dans le fond, coronavirus ou pas, ça ne change pas grand chose pour le quotidien des ambulanciers"C'est une maladie comme une autre. Les ambulanciers sont formés pour intervenir sur tout type de pathologie, abonde Florent Lorbach. Il n'y a pas d'inquiétude particulière pour nous. Les salariés sont informés des précautions à prendre"

30 minutes de désinfection 

Une fois le patient transporté vers l'hôpital, vient le temps du nettoyage, pour éviter toute contamination. "Toutes les parois sont nettoyées et désinfectées, détaille l'ambulancier Florent Lorbach. Nous avons un appareil aérien, de type brumisateur, qui désinfecte et qui envoie un produit dans tous les recoins de l’ambulance". Une opération qui prend environ une demi-heure, réalisée entre chaque intervention. 

Toutes les parois touchées par le patient vont être nettoyées à chaque transport - Florent Lorbach

Une procédure différente que le malade soit un cas avéré ou suspect de coronavirus, par rapport à une autre maladie ? Cela dépend : "Tout ce qui va transport pour une maladie contagieuse va être nettoyé à l'identique. Par contre, pour les transports 'classiques', on fait un nettoyage simple, du brancard et des parois qui ont été en contact avec le patient".  

ON VA DEVENIR LE PREMIER VECTEUR DE PROPAGATION

Article Le FIGARO Publié le 19 mars 2020

«On va devenir le premier vecteur de propagation», alerte le président de la chambre nationale des ambulances.

Témoignages - Les ambulanciers ne sont pas considérés comme prioritaires pour la distribution de masques. Ce sont pourtant les premiers en contacts avec les malades.

«Quand on arrive à l'hôpital sans masques, avec des personnes qui peuvent être contaminées, sans masques, on se fait incendier», se désole Dominique Hunault, président de la CNSA, la chambre nationale des services d'ambulances. «On est entre l'enclume et le marteau».

Les ambulanciers ne sont pas prioritaires dans la répartition des masques réquisitionnés par l'État, n'étant pas reconnu comme des professionnels de santé. «Alors que nous sommes les premiers à être en contact avec des personnes contaminées», s'indigne une ambulancière de Moselle.

article le figaro

En effet, les ambulanciers «conduisent tous les jours des personnes qui sont COVID-19 avérés, ou qui ne le savent pas encore», explique Dominique Hunault. Ces derniers jours, le personnel soignant a témoigné unanimement du manque de masque criant dans les services en première ligne contre le coronavirus. Hier, Jérôme Salomon , le directeur général de la santé a annoncé l'arrivée dans la semaine de commandes de millions de masques de protection.

En attendant il faut composer sans. «J'ai réussi à avoir des masques...périmés que j'ai donnés à mes ambulanciers», regrette Dominique Hunault. «Et j'ai eu de la chance...on en est là». «Nous dépendons des hôpitaux mais n'ayant pas de masques pour leur propre besoin, ils ne peuvent pas nous en donner alors que c'est nous qui transportons les malades, avant et après l'hospitalisation.»

«Nous sommes obligés de voler...ou de demander presque la larme à l'œil les masques dans les services hospitaliers», témoigne, penaude, une ambulancière qui travaille en Moselle. «Les dentistes et kinés peuvent avoir des masques mais pas les ambulanciers qui sont en première ligne, nous qui sommes en contact avec les patients avant même leur entrée à l'hôpital, nous allons même chez eux !». «Voilà ce qui me reste dans mes stocks...quatre masques honteusement volés pour un binôme», poursuit l'ambulancière dépitée. «Depuis qu'on a épuisé nos stocks, j'ai un collègue père de famille qui s'est mis en arrêt maladie».

Le président de la CNSA, a constaté entre 5 et 10% d'arrêt maladie, conséquences de l'exposition permanente au virus, jugée dangereuse par le personnel ambulanciers. «Si on ne nous donne pas de protection, on va devenir un des principaux vecteurs de propagation. Il n'y aura plus personne pour emmener les malades à l'hôpital et ce sera alors double peine». «Autant on accepte d'avoir des masques chirurgicaux et non FFP2, mais ce que l'on n'accepte pas c'est qu'en refusant de nous protéger nous, on met les autres en danger».

COVID-19. RENFORT DE L’ARMÉE : LES AMBULANCIERS SOUS LE CHOC

COVID-19. Renfort de l’armée : les ambulanciers sous le choc

 

Suite à l’annonce d’Emmanuel Macron d’employer l’armée pour réaliser certains transports sanitaires, la Fédération nationale des ambulanciers privés s’insurge.

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Crédit photo : Nicolas Beaumont

« Nous sommes dépités ».
Philippe Lauriot, président de la Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP), ne mâche pas ses mots.
Au lendemain de l’annonce présidentielle faisant état de l’emploi de l’armée pour assurer les transports des malades du Covid-19 des hôpitaux saturés vers d’autres structures moins surchargées, les ambulanciers dénoncent une décision de non-sens. « Nous avons des ambulances à l’arrêt car le transport programmé a diminué de 60 %, relève Philippe Lauriot. L’activité liée à l’UPH (urgence pré-hospitalière) est pratiquement au point mort. » Dans le soucis de ne pas encombrer les services d'urgence, les SAMU limitent en effet au maximum les hospitalisations, entraînant une baisse de l'activité de 50 % en moyenne sur le territoire national. Autant dire que les forces vives sont disponibles, mais étrangement non sollicitées. « Nous avons le maillage territorial, la réactivité et les compétences, mais on ne fait pas appel à nous », s’insurge Philippe Lauriot, qui dénonce dans une lettre adressée au ministre de la Santé (voir ci-après) une « intolérance aux entreprises privées de transports sanitaires ».

Un moral en baisse

Alors que la crise sanitaire actuelle pousse les professionnels de santé à un engagement personnel énorme et à l’altruisme, les ambulanciers, face aux décisions du gouvernement, ou parfois aux manques de directives claires, perdent le moral. « Il n’y a pas une ARS (Agence régionale de santé) qui réagit de la même manière, renchérit Philippe Lauriot. Les décisions qui sont prises sont des décisions de technocrates, qui ne connaissent pas le terrain et les discussions se tiennent sans même consulter les professionnels. »

A ce jour, les ambulanciers attendent encore des directives claires de la part de leurs autorités de tutelle, mais surtout d’être intégrés en toute logique dans la chaine de secours au regard de leurs compétences avérées. « Nous ne sommes pas dans la résilience, mais dans l’attente d’actions. Ne nous laissez pas sombrer dans le chômage technique, mais utilisez notre technicité à la cause », conclut Philippe Lauriot dans la lettre adressée au Ministre.

Lire la Lettre de la FNAP au ministre de la Santé

France 2 : En première ligne

france 2 en premiere ligne

présenté par : Laurent Delahousse

Regardez le reportage de France 2

 

BFMTV : Coronavirus, les ambulanciers en première ligne

Coronavirus : les ambulanciers en première ligne

Face la crise du coronavirus, les soignants et notamment les ambulanciers sont dans une situation délicate.

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Quatre heures de transfert

"Nous sommes submergés. Là, il n'y a qu'un seul médecin pour toutes les urgences quand l'autre médecin est en transfert et ça augmente forcément le temps d'attente pour les patients", explique une soignante de l'hôpital de Saint-Dié. 85 km séparent la ville vosgienne du CHU de Nancy, les transferts durent donc quatre heures. Après chaque trajet, les ambulanciers désinfectent leur véhicule, ultime précaution dans cette guerre face au coronavirus.

CORONAVIRUS : LES AMBULANCES QUI TRANSPORTENT LES MALADES CONFRONTÉES À LA PÉNURIE DE KITS DE PROTECTIO

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Par France Bleu Picardie

Les sociétés privées d'ambulances peuvent depuis ce lundi convoyer les cas et suspicions de cas de coronavirus vers et depuis les hôpitaux. Mais l'Agence régionale de santé oblige les ambulanciers au port d'une combinaison et de masques... qui sont en pénurie partout en France.

Le kit comporte des combinaisons, des gants, une paire de lunettes, et un masque FFP2.
Le kit comporte des combinaisons, des gants, une paire de lunettes, et un masque FFP2. © Radio France - Marc Bertrand

"Les nombreux fournisseurs de France et de Navarre n'ont plus de stock. Aujourd'hui, nous les ambulanciers, on vit sur nos stocks", reconnaît Bruno Villalpando. Ce gérant de deux sociétés d'ambulances, est également président de l'association des transports sanitaires urgents de la Somme, qui gère l'urgence hospitalière de jour pour le département. Et il le dit : la progression du coronavirus va poser un gros problème de matériel. Les ambulances privées transportent des malades du Covid-19

Depuis ce lundi, les ambulanciers privés ont l'autorisation de convoyer les personnes contaminées ou suspectées de l'être, notamment quand elles sortent du CHU d'Amiens pour être ramenées chez elles. Les sociétés habilitées font aussi des urgences de jour, et peuvent être amenées à transporter des malades ou des suspicions de cas. L'Agence régionale de santé impose, pour ces interventions, le port d'un kit de protection épidémique aux ambulanciers : "Une combinaison, des gants stériles, un masque FFP2 et une charlotte, ainsi que des lunettes de protection", détaille Bruno Villalpando. 

Le masque FFP2, il vaut de l'or pour tout le monde. Moi il m'en reste une dizaine.

Or, "On est quasi à sec de masques FFP2 dans la Somme. Il vaut de l'or pour tout le monde. Moi, il m'en reste une dizaine", explique le patron : "L'agence régionale de santé essaie de faire un réapprovisionnement, ils vont livrer 5000 masques pour les ambulanciers qui assurent du transport sanitaire d'urgence, mais si l'épidémie venait à s'accroître, cette quantité serait mangée en une semaine"

Le SAMU, seul réassort du département

Chaque kit de protection doit être jeté après le transport d'un patient. Et les transports de ce type de malade sont amenés à se démultiplier avec le nombre exponentiel de cas de coronavirus : "Ce qui peut nous sauver, c'est si le SAMU a du stock", tempère Bruno Villalpando. "Chaque fois que le SAMU centre 15 nous demande de faire le transport d'un patient cas possible ou cas avéré, donc en consommant des kits, ils nous font un échange 1 pour 1. La consigne est de repasser par la salle de régulation et en échange, on nous remet l'équipement correspondant."

TRANSPORTS SANITAIRES EN HAUTS-DE-FRANCE: LE JUGE ADMINISTRATIF SAISI POUR DÉPARTAGER SDIS ET HÔPITAUX

Voila des années que la FNAP se bat pour faire appliquer la loi dans le cadre de l'urgence pré hospitalière et en particulier le financement des transports sanitaires médicalisés dont tout le monde sait aussi bien du côté directions des Hôpitaux, qu'ARS ou CPAM et autres organismes de tutelle qu'ils sont à la charge des hôpitaux, budgétisé et financé par l'assurance maladie.

Nos collègues sapeurs-pompiers, transporteurs sanitaires à l'occasion, pour la gloriole, effectuent depuis plusieurs années gratuitement ces transports privant de ce fait les transporteurs sanitaires privés d'activité.
Ils chargent la mule du contribuable local sans se soucier du coût exorbitant de leur intervention.

Aujourd'hui ils poussent le vice à faire croire que c'est par carence de transporteurs privés qu'ils font sortir leur VSAV.

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