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CORONAVIRUS : LES AMBULANCES QUI TRANSPORTENT LES MALADES CONFRONTÉES À LA PÉNURIE DE KITS DE PROTECTIO

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Par France Bleu Picardie

Les sociétés privées d'ambulances peuvent depuis ce lundi convoyer les cas et suspicions de cas de coronavirus vers et depuis les hôpitaux. Mais l'Agence régionale de santé oblige les ambulanciers au port d'une combinaison et de masques... qui sont en pénurie partout en France.

Le kit comporte des combinaisons, des gants, une paire de lunettes, et un masque FFP2.
Le kit comporte des combinaisons, des gants, une paire de lunettes, et un masque FFP2. © Radio France - Marc Bertrand

"Les nombreux fournisseurs de France et de Navarre n'ont plus de stock. Aujourd'hui, nous les ambulanciers, on vit sur nos stocks", reconnaît Bruno Villalpando. Ce gérant de deux sociétés d'ambulances, est également président de l'association des transports sanitaires urgents de la Somme, qui gère l'urgence hospitalière de jour pour le département. Et il le dit : la progression du coronavirus va poser un gros problème de matériel. Les ambulances privées transportent des malades du Covid-19

Depuis ce lundi, les ambulanciers privés ont l'autorisation de convoyer les personnes contaminées ou suspectées de l'être, notamment quand elles sortent du CHU d'Amiens pour être ramenées chez elles. Les sociétés habilitées font aussi des urgences de jour, et peuvent être amenées à transporter des malades ou des suspicions de cas. L'Agence régionale de santé impose, pour ces interventions, le port d'un kit de protection épidémique aux ambulanciers : "Une combinaison, des gants stériles, un masque FFP2 et une charlotte, ainsi que des lunettes de protection", détaille Bruno Villalpando. 

Le masque FFP2, il vaut de l'or pour tout le monde. Moi il m'en reste une dizaine.

Or, "On est quasi à sec de masques FFP2 dans la Somme. Il vaut de l'or pour tout le monde. Moi, il m'en reste une dizaine", explique le patron : "L'agence régionale de santé essaie de faire un réapprovisionnement, ils vont livrer 5000 masques pour les ambulanciers qui assurent du transport sanitaire d'urgence, mais si l'épidémie venait à s'accroître, cette quantité serait mangée en une semaine"

Le SAMU, seul réassort du département

Chaque kit de protection doit être jeté après le transport d'un patient. Et les transports de ce type de malade sont amenés à se démultiplier avec le nombre exponentiel de cas de coronavirus : "Ce qui peut nous sauver, c'est si le SAMU a du stock", tempère Bruno Villalpando. "Chaque fois que le SAMU centre 15 nous demande de faire le transport d'un patient cas possible ou cas avéré, donc en consommant des kits, ils nous font un échange 1 pour 1. La consigne est de repasser par la salle de régulation et en échange, on nous remet l'équipement correspondant."