Le printemps arrive, avec toujours l'espoir de jours meilleurs

Après un démarrage en fanfare des séances de négociations conventionnelles, le climat se crispe un peu.

Nous avons enchaîné réunion sur réunion. Nous avons lancé un plaidoyer pour une rénovation en profondeur de notre profession. L’assurance maladie s’est montrée attentive et intéressée. Tout en renvoyant nos propositions à des chiffrages toujours plus précis, dont elle seule dispose ! Nous avons parfois l’impression de tourner en rond. D’autres, plus facétieux, ont tenté de jeter le discrédit sur nos propositions en feignant de ne pas les comprendre.
Mais nous savons rester patients.

Certains sujets progressent. C’est le cas de la discussion sur l’enveloppe financière exceptionnelle destinée à accompagner la profession.
Mais aujourd’hui, le compte n’y est toujours pas avec l’enveloppe proposée par l’Assurance maladie pour faire face à l’inflation, aux augmentations de la masse salariale, à l’ensemble de nos charges.

Nous venons de le redire, pas plus tard que la semaine dernière, au cabinet du ministre de la santé.

La Fédération nationale des ambulanciers privés a fait une contre-proposition comprenant deux versants :

- Une enveloppe de 600 millions d’euros d’aide exceptionnelle sur la période 2023-2025 pour absorber uniquement le choc inflationniste inédit que nous subissons ;
- Couplée avec une revalorisation pérenne de nos tarifs pour mieux prendre en compte la pénibilité du travail de nuit, les trop-nombreux temps d’attente non rémunérés (temps d’attente sur tous les lieux de soins, temps passé à accomplir des formalités administratives à l’hôpital…), l’accomplissement de certains gestes techniques, nos consommables…

Les aides exceptionnelles sont par définition exceptionnelles. Elles doivent rester l’exception et ne pas devenir la règle. A la FNAP, nous préférons la juste rémunération de notre travail plutôt que quémander continuellement des aides et rester sous perfusion d’argent public.

Nous ne voulons pas d’une vassalisation de la profession !

Ces négociations conventionnelles n’occultent en rien les autres sujets qui nous préoccupent toutes et tous et sur lesquels nous avançons parallèlement.

Nous avons ainsi plaidé auprès du cabinet du ministre de l’intérieur et de celui du ministre de la santé pour qu’il soit mis fin, au plus vite, à la période probatoire des trois ans de permis permettant une entrée dans la profession d’ambulancier dès 18 ans pour les titulaires du permis de conduire de catégorie B.

Rappelons que cette mesure permettra de fluidifier l’accès à notre profession.

Conscients de ces enjeux et de l’urgence de la situation, les deux cabinets ministériels nous ont assurés que cette réforme du permis de conduire était engagée.
D’autres sujets progressent, celui de l’accès à la profession par le mécanisme de la VAE, l’ambulance A2 permettant de transporter plusieurs personnes en même temps…

Sur ces sujets, nous sommes en action. Des travaux vont commencer dans les prochaines semaines avec les services du ministère chargé de la santé.

Bruno BASSET
Président