Vers l’instauration d’une obligation vaccinale antigrippale pour les soignants, sur recommandation de la HAS ?

Dans un avis rendu le 20 juillet 2026, la HAS constate que les couvertures vaccinales des professionnels de santé et des autres professionnels exerçant auprès de personnes vulnérables demeurent insuffisantes malgré les recommandations existantes.

Elle considère que plusieurs éléments justifient le recours à une obligation vaccinale :

- la gravité du fardeau sanitaire de la grippe ;
- le risque de transmission aux personnes fragiles ;
- l'impact de la grippe sur le fonctionnement du système de santé ;
- la nécessité de renforcer la protection des patients et résidents à risque de formes sévères.

La HAS recommande la mise en place d'une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour les professionnels de santé ainsi que pour les autres professionnels exerçant auprès de personnes à risque de forme grave de grippe.

Les professionnels concernés sont :

- l’ensemble des professionnels de santé (salariés et/ou libéraux) ;
- les autres professionnels des établissements de santé, ainsi que les professionnels des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, en contact avec des personnes à risque de forme sévère de grippe ;
- l’ensemble des élèves et étudiants des filières médicales, paramédicales ou pharmaceutiques.

La HAS explique avoir tenu compte des arguments de plusieurs organisations professionnelles qu'elle a auditionnées, qui ont mis en avant "le devoir d'exemplarité, de déontologie et de responsabilité professionnelle, ainsi que la nécessité d'assurer la protection des personnes prises en charge", ainsi que "la cohérence des messages de santé publique portés par les professionnels de santé".

Source : Haute Autorité de Santé - La HAS se prononce sur l’obligation vaccinale contre la grippe

Le même jour, la ministre chargée de la santé, Stéphanie Rist, annonçait engager les travaux nécessaires à la mise en œuvre de l'obligation vaccinale contre la grippe des professionnels de santé, à commencer par ceux travaillant dans les structures hébergeant des personnes âgées.

Une concertation est prévue avec "les représentants des professionnels et des étudiants, les employeurs publics et privés, les fédérations sanitaires et médico-sociales, les représentants des usagers et les acteurs de la santé au travail".