Urgences : le panorama 2026 de la Fedoru

En 2025, l'activité des services d'urgence a très légèrement augmenté, pour se rapprocher du niveau de la période pré-Covid, selon la Fédération des observatoires régionaux des urgences (Fedoru) dans son dernier panorama.

En 2025, les passages aux urgences en France hexagonale "ont légèrement augmenté (+0,6% par rapport à 2024)".
À l'échelle nationale, ces passages sont notamment caractérisés par une "arrivée en période de PDSES [permanence des soins en établissement de santé] pour 46% des passages et la nuit pour 27%".

Les patients arrivent par un "mode de transport par moyens personnels trois fois sur quatre [74%], les transports sanitaires ne se retrouvant qu’une fois sur quatre, avec une répartition quasi homogène entre ambulance et VSAV [véhicule de secours et d'assistance aux victimes]", soit respectivement 13% et 12%, et 1% pour le Smur.

Les diagnostics sont "essentiellement médico-chirurgicaux [63%], la traumatologie ne concernant que 28% des passages". Dans 3% des situations, il s'agit d'un diagnostic psychiatrique, en augmentation de 2,8% par rapport à 2024, mais de près de 4% par an en moyenne sur les trois dernières années.

⇒ La population pédiatrique représente plus de 25% des passages.

⇒ Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent 16% des passages et celles de plus de 85 ans, près d'un passage sur deux.

Depuis plusieurs années, les passages aux urgences pour les 75 ans et plus ne cessent de croître (+4,8% cette année et +5% en moyenne par an depuis quatre ans), ce qui entraîne une augmentation des besoins en lits d'aval.

Pour les 75 ans et plus, "le mode de transport à l'admission est essentiellement représenté par les transports sanitaires, et en particulier par les ambulances (38% contre 21% de VSAV)".

Les diagnostics sont principalement médico-chirurgicaux (74%), la traumatologie ne représentant qu'un passage sur cinq.

La durée médiane de passage est très longue (près de 6h) et les femmes sont surreprésentées.

L'hospitalisation est par ailleurs "très fréquente avec près d'un patient sur deux".

Source : Panorama 2025 – Activité des services de médecine d’urgence – FEDORU