Une circulaire vient rappeler les consignes pour se prémunir de tout risque de rupture dans l'accès aux soins urgents et non programmés.
Dans un contexte estival de tensions sur les ressources humaines, de congés, d'éventuels épisodes de canicule et d'afflux touristiques dans certains territoires, le ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées fixe à nouveau ses exigences pour se prémunir d'éventuelles difficultés et autres désorganisations dans l'accès aux soins urgents.
Elle invite les ARS à "engager sans délai un plan d'action territorial articulé" autour de trois impératifs.
L'idée première est de "faire progresser le "bon recours" au système de soins" et de "renforcer le déploiement opérationnel" du service d'accès aux soins (SAS).
"les urgences ne doivent pas être la portée d'entrée systématique du système de soins", avec une volonté de "mieux informer et mieux orienter en donnant à chacun un repère clair".
C'est l'invitation faite aux usagers, avant tout déplacement, d'appeler leur médecin traitant ou de joindre le SAS en composant le 15.
Deuxième obligation énoncée par le ministère : la mise en place "dès que nécessaire" d'une régulation temporaire de l'accès aux urgences.
Dans cette optique, il est demandé aux ARS d'"identifier les établissements les plus susceptibles d'être en tension", afin de "préparer à l'avance les dispositifs de régulation (organisation, horaires, articulation avec les Samu-Sas, les transporteurs sanitaires et les services d'incendie et de secours)".
La troisième exigence ministérielle concerne la médecine de ville, qui porte l'essentiel des consultations de soins non programmés. Les pouvoirs publics insistent sur l'impérieuse nécessité qu'il y a à interagir avec l'ensemble des partenaires impliqués (ordres, unions régionales, associations de permanence des soins, communautés professionnelles territoriales) en vue de cartographier les risques, de veiller à la complétude des tableaux de garde, de tenir une remontée hebdomadaire des situations et indicateurs de tension, d'activer si nécessaires les leviers de réaction.