Résultats du sondage d’avril 2025 sur la situation économique et sociale des ambulances privées

La Fédération nationale des ambulanciers privés était alertée depuis un certain temps sur la dégradation de la situation financière des entreprises du transport sanitaire. Aussi inquiétantes qu’elles étaient, ces alertes isolées ne permettaient pas d’un tirer une tendance générale précise. C’est pourquoi nous avons décidé d’interroger les acteurs du transport sanitaire au moyen d’un sondage réalisé courant avril 2025 afin d’objectiver ces alertes isolées.

Vos réponses, anonymisées, ont été analysées et traitées.

La situation est préoccupante.

Les perspectives pour 2025 sont largement marquées par l’incertitude et la prudence. Les professionnels anticipent majoritairement une baisse de rentabilité, en raison de la hausse continue des charges (carburant, salaires, véhicules, assurances), de la fin des aides publiques (FIR) et d’un chiffre d’affaires en stagnation voire en recul.

La situation économique tendue pousse les entreprises à adopter des mesures d’austérité : réduction ou gel des investissements, non-remplacement des départs, réduction d’effectifs et réorganisations internes sont largement évoqués. La trésorerie s’annonce sous pression, les délais de paiement hospitaliers et l’absence de leviers tarifaires accentuant les tensions. Les entreprises tentent d’anticiper par des stratégies de maîtrise des coûts, notamment via le transport partagé, la limitation des heures supplémentaires et le report des achats matériels. Par ailleurs, le manque de personnel qualifié et la faible attractivité du métier compliquent les recrutements, dans un contexte social déjà fragile.

Enfin, la perte de visibilité sur l’avenir — en particulier concernant la nouvelle convention — alimente un climat d’inquiétude, voire de résignation pour certains, qui envisagent des cessations d’activité, ventes ou redressements

Nous tenons à saluer celles et ceux qui ont consacré du temps à répondre à ce questionnaire. Nous les remercions infiniment. Ce travail n’a pas été vain.

Nous avons immédiatement partagé ces éléments objectifs avec les pouvoirs publics, en commençant par Bercy et par la Santé.