Suite - Réunion au ministère de la santé Mercredi 11 octobre 2017

Écrit par Philippe LAURIOT

Le 11 octobre 2017, s’est tenu au ministère une réunion sur les futures ordonnances de transfert de compétence concernant les agréments et les autorisations de mise en service des véhicules de transport sanitaire, aux directeurs de CPAM de chaque département.
Le président Philippe LAURIOT accompagné du vice-président Claude DELESSE ont participé à cette réunion.
À la vue de ce qui nous a été présenté de grandes inquiétudes ont envahi les représentants de la profession présent à cette réunion. Ce dossier présenté comme une simplification administrative de l’exercice de la profession cache peut-être une modification profonde de l’exercice de la profession.
Une prochaine réunion sur ce dossier aura lieu le 25 octobre 2017 au ministère de la santé.
La FNAP s’est déjà attaché les services d’un grand spécialiste en droit public pour nous aider à déceler les volontés des rédacteurs de ces nouveaux textes législatifs et pour nous accompagner dans le décryptage des textes et de leurs conséquences sur la profession.
Nous ne manquerons pas de vous informer sur l’évolution de ce dossier qui s’inscrit dans l’autre dossier en cours à savoir le transfert d’enveloppe de dépenses (article 80 de la loi de financement de la sécurité sociale de 2017) dont une réunion aura lieu le 17 octobre 2017.

Ubérisation du transport sanitaire dans le Var !!!!!!

Écrit par claude DELESSE

manif 3Lundi 15 mai 2017 les transporteurs sanitaires varois de la FNAP ont manifesté devant l’hôpital Bonnet de Fréjus dans le département du Var.
Ils s’opposent à une convention signée par la directrice de cet établissement avec la société SMS dirigé par Thierry SCHIFANO, composante de la nébuleuse Véolia, Transdev, Carius.
A 9h , Lundi matin une vingtaine d’ambulances de différentes sociétés de transport sanitaire se sont postées devant l’entrée du centre hospitalier de Fréjus, accueilli par les forces de l’ordre, dépêchées pour éviter toutes confrontation avec les usagers et avec l’inquiétude qu’un blocage de l’hôpital se mette en place. Une discussion s’est alors engagé et vers 10 H la direction de l’hôpital a reçu une délégation composée d’un représentant des ambulanciers varois, du président du SDAP 83 Claude DELESSE et du président de la FNAP Philippe LAURIOT venu soutenir nos confrères.
Deux heures de discussions n’ont pas permis de comprendre dans quelles conditions financières cette convention a été signée. La direction de l’hôpital indiquant à la délégation que son impuissance à organiser les sorties de son établissement et sa situation financière, ne lui permettant pas d’assurer cette mission qui lui est pourtant dévolue, elle a confié à SMS le soin de régler cette problématique.
Philippe LAURIOT président de la FNAP a indiqué à la direction de l’hôpital la non-conformité de la convention signée sans validation du sous-comité des transports sanitaires du département, l’absence de clés de répartition des transports et aucune traçabilité démontrée par SMS telle que l’ont peu le voir au centre hospitalier de La Ciotat ou SMS intervient depuis trois ans dans la plus totale opacité.
A 14 h une délégation a été reçue par le sénateur maire de Fréjus qui s’est engagé à veiller au respect des intérêts des ambulanciers et à saisir l’ARS pour la sensibiliser au respect des textes.
Une procédure judiciaire a été mise en œuvre pour contester la validité de cette convention, dans l’attente les confrères varois ont indiqué à la délégation territoriale varoise de l’ARS leur volonté d’entamer un mouvement pouvant aller jusqu’au blocage des sorties de l’établissement Fréjussien et peut être Varois.
Ce comportement de la part des hôpitaux ne saurait être toléré plus avant et la FNAP s’opposera à toutes les implantations d’apprentis Uber du type SMS, ACTIVS, SIRUS ou autre en les poursuivant devant les tribunaux compétents.
Les plateformes sont une nécessaire évolution permettant une meilleure traçabilité de la prescription et une plus grande transparence de l’affectation des missions. Ce type de plateformes ayant cette vocation et non celle de raquetter les ambulanciers existent et fonctionnent très bien dans plusieurs hôpitaux au niveau national.
Notre vocation est la défense des entreprises et non l’intérêt de grands groupes voulant assoir leur leadership. Soyez vigilants mes chers confrères et n’hésitez pas à vous fédérer à la FNAP.

En attendant Godot...

Écrit par Philippe LAURIOT

         Vous connaissez peut-être cette pièce de Samuel Beckett dans laquelle deux vagabonds viennent à un rendez-vous ou ils attendent Godot, un homme qui ne viendra jamais...

         Je ne suis pas écrivain mais je vais tout de même vous raconter une histoire.

         En 2003, fort de l’absurdité des 35 heures et constatant qu’il a de gros problèmes pour trouver des ambulanciers la nuit car il a supprimé les astreintes, l’Etat décide de créer les gardes départementales pour pallier à ce problème. Ce système n’a cessé d’être décrié depuis sa création, mais pourtant rien n’a changé.

         On a bien tenté de créer des projets ne correspondant ni aux attentes des intéressés, ni aux besoins de notre système d’urgence pré hospitalière et nous voici maintenant arrivés aux manifestations d’ambulanciers à bout ….

         Exemple démonstratif s’il en est :

Plateformes numériques : l'OTRE dénonce "l'ubérisation du transport routier

Écrit par claude DELESSE

Plateformes numériques : l'OTRE dénonce "l'ubérisation du transport routier"
Le syndicat routier OTRE dénonce le modèle des plateformes d'intermédiation. Via l'exploitation des données confidentielles, il redoute une dérive qui menacerait le pavillon français "sous couvert d'écologie et de trajets retours".

Les plateformes internet de mise en relation entre fournisseurs de transport routier et clients fleurissent et semblent remporter un certain succès.
Les Convargo, Chronotruck et autres Fretlink proposent un service gratuit pour le transporteur et lui promettent davantage de revenus et une amélioration de sa trésorerie. Les trois avancent les arguments de l'écologie, de la problématique des voyages à vide et du prix du transport et revendiquent chacun un portefeuille de 1.400 à 1.600 transporteurs.
Pourtant, l'OTRE (Organisation des transporteurs routiers européens) se méfie particulièrement de ces nouveaux acteurs. À tel point que le syndicat professionnel a réalisé plusieurs communications cette année pour dissuader ses adhérents de travailler avec ces sociétés.
Car derrière les promesses de rentabilisation des trajets retour et de paiement à 30 jours, la fédération des PME et TPE du transport routier voit la menace d'une "ubérisation" de son secteur. Elle craint un détournement des données sensibles des transporteurs et une dépossession de leur portefeuille de clients ainsi que de leur pouvoir de fixation de leurs prix.
Pour Jean-Marc Rivera, secrétaire général adjoint de l'OTRE, "les exploitants de plateformes ne se limitent pas à la mise en relation. En fixant les prix, ils exercent une véritable activité de commissionnaires de transports mais échappent aux obligations légales de ce métier". Maxime Legardez, fondateur de Convargo, affirme de son côté que sa société se mettra en conformité avec le droit le cas échéant, en devenant commissionnaire.
D'autre part, selon le responsable du syndicat, les prix pratiqués sont en réalité inférieurs à ceux fournis par le Comité national routier, contrairement à ce qui est dit.

Article du site de l'OTRE: http://m.lantenne.com/Plateformes-numeriques-l-OTRE-denonce-l-uberisation-du-transport-routier_a36136.html

Vœux 2017

Écrit par Philippe LAURIOT

 

Chers confrères, Chères consœurs,

C’est avec plaisir que je viens vous présenter mes bons vœux pour cette nouvelle année, en souhaitant que notre profession avance dans la bonne direction, que la mission de service public que nous rendons soit enfin reconnue à sa juste valeur.

2017 sera une année charnière

Nonobstant les changements politiques à venir qui nous semblent indubitables, la métamorphose de nos organisations patronales sanitaires initiée en 2016 devrait trouver son aboutissement en cette nouvelle année.
La FNAP est sortie de la léthargie ou certains l’avaient volontairement plongée, il est possible qu’elle entraine d’autres fédérations sur son chemin… Le positionnement d’une fédération dans la défense exclusive de groupes financiers ayant soif d’assoir leur hégémonie sur l’ensemble de la profession… Cela redistribue les cartes et va nous permettre de sortir de ce consensus ronronnant d’où n’émanait aucune avancée positive.
Nous allons devoir au cours des prochains mois porter haut un modèle économique qui est la force même de nos entreprises, le maillage territorial permettant le libre accès aux soins de toutes les populations même les plus rurales.

La force de notre profession est sa diversité


Ne nous laissons pas cannibaliser, uberiser par des acteurs n’ayant d’autres soucis que de vouloir laminer nos structures à leur seul profit et ne faisant que peu de cas du rôle social et sociétal de nos entreprises.
Après le virage ambulatoire soyons prêts à négocier le virage du pragmatisme ou la toute puissance publique et son conglomérat de fonctionnaires sont aujourd’hui remis en cause, ne laissons pas pour autant la place aux apprentis énarques persuadés de leur supériorité intellectuelle.


Défendons avec ardeurs notre volonté de vivre et d’être les acteurs de nos territoires.


Nous sommes depuis des années la seule fédération à vous apporter une assistance juridique sur le droit du travail avec le cabinet Merryl Soler.
J’ai la satisfaction de vous informer de la signature d’un accord avec le cabinet GRIMALDI-MOLINA et associés, pour tous vos problèmes de droit administratif, plus particulièrement les ARS et les CPAM.
Comme pour le social une réponse vous sera apportée dès lors que vous aurez saisi la fédération par écrit à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Confraternellement.


Le président
Philippe LAURIOT

De qui se moque t'on .....

Écrit par Philippe LAURIOT

Chers confrères,

A j-2 de la 5ème université du transport sanitaire où vous aurez le plaisir de pouvoir rencontrer Monsieur Nicolas REVEL, directeur général de la CNAMTS, il me semble important de revenir sur la réunion du 3 novembre 2016 entre les organisations professionnelles et la direction de la CNAMTS.
Lors de cette réunion aucun des sujets abordés n’a trouvé de solution, le premier point de l’ordre du jour était la revalorisation de la garde départementale, la réponse de Mr Nicolas REVEL est aussi simple que claire : « il n’y aura pas de revalorisation des tarifs de la garde, nous ne pouvons nous le permettre si nous voulons préserver l’équilibre du budget 2017 »
Quand je vous entends régulièrement, lors de nos échanges, me dire que vous ne voulez plus de cette garde déficitaire, quand je constate les augmentations tarifaire concédées aux médecins, quand je vois dans les CODAMUPS le cout de la permanence des soins par les médecins, quand je regarde les autres professionnels de santé…… ce discours est-il audible ? Pouvons-nous accepter encore longtemps cet état de fait ? Être la seule profession à 60% de remise ? Ne pas avoir été augmenté depuis 2003 ? 
Ce tarif était déjà basé sur une utopie comptable en 2003, quand je vois la position des autres fédérations qui osent proposer des modifications du système tel que : diminuer la garde de 2 h (en début, en fin ou au milieu des gardes.. ?), diminuer le nombre de secteurs (au détriment de qui ? rurale ?) ce qui selon eux augmenterai la rentabilité pour nos entreprises….


De qui se moque-t-on…..

Quand on me parle de deniers publics, donc des nôtres, et que l’on continue à regarder par le petit bout de la lorgnette en ne regardant que le blocage du tarif ambulance….. 
Considérons la dépense publique dans son ensemble, nous sommes l’effecteur le moins onéreux, cela est incontestable … Qui aura le courage et la lucidité de vraiment mettre les choses à plat et de revaloriser nos tarifs pour nous donner encore plus d’efficience ? 
Ilot d’ambulancier privé dans un océan de services publics inefficients et budgétivores, devons-nous continuer dans cette voie ????.
Arrêtons de nous considérer comme une seule ligne de dépense, mais plutôt comme des générateurs d’économies.
Confraternellement.

Le président