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TROP D'INFOS TUE L’INFO

Dans la course à l’information effrénée que se livre les médias, les officines diverses et cabinets conseils d’avocats, vous vous trouvez noyés par un flot d’informations, parfois contradictoires et souvent inadaptées car elles ne concernent nullement votre situation propre.

Il suffit pour cela de regarder le faible nombre d’aides compensatoires demandées pour comprendre que certains ne lisent même pas ce que leur adresse la fédération où ils cotisent... Nous nous efforçons de ne vous adresser que l’essentiel afin de vous aider dans votre rôle de chef d’entreprise, à quoi cela vous servirait-il de connaitre la dernière sur les émissions de gaz à effet de serre dans les élevages bovins de Basse Creuse ? (Et je n’ai rien contre les limousins...et encore moins contre une belle limousine...comprenez le comme vous voulez)

D'aucun, ceux-là mêmes qui vous diront que les syndicats ne font rien se chargeront de vous relayer l’info en s’en attribuant la paternité.

D’autres vous expliqueront qu’ils sont dans le secret des cabinets ministériels et vous livreront un scoop souvent déformé à leurs desseins.

Alors faisons le point :

 

- Oui, une promesse d’aide aux transports de patients suspectés covid-19 nous est promise verbalement par le ministère de la santé à hauteur de 10 millions d’euros. Non, nous n’avons aucun écrit (et je me méfie toujours des promesses verbales) d’autre part, les règles de distribution ne sont pas claires et seront laissées à l’appréciation des ARS, certaines ayant déjà versé des aides en amont.

- Oui, l’aide compensatoire est valide pour mars, avril, mai sous réserve de respecter les dates butoir de dépôt des demandes. Non, nous n’avons aucune précision écrite concernant sa durée, même si on nous laisse entendre qu’elle devrait perdurer jusqu’en décembre.

- Oui il y a bien une démarche pour nous faire basculer du ministère des transports vers celui de la santé. Non, elle n’émane pas du gouvernement mais de quelques députés (qui a pour objectif les ambulanciers hospitaliers principalement) et une fédération, celle-là même qui est à l’origine de l’article 80, bien qu’elle s’en défende aujourd’hui, et qui n’a d’autre but que de déstabiliser plus encore la profession. Passer des transports à la santé peut paraitre louable au premier abord mais cela demande une étude poussée, où allons-nous, quel sera la nouvelle convention, quels avantages et inconvénients pour nos salariés, pour nos entreprises...

- Oui, les négociations ont repris sur l’UPH et sur la tarification, mais le schéma de base sera-t-il respecté, ne risque-t-on pas une fois de plus de favoriser les seules grosses entreprises urbaines et le flou artistique qui leur permet de contourner les règles.

- Oui, il y a bien un guide de bonnes pratiques édité pour le transport sanitaire, Non, nous ne l’avons pas signé car il était empreint d’une rédaction alambiquée et de contre sens, il ne protégeait pas suffisamment nos salariés, ne respectait pas des normes de sécurités essentielles. Il est d’autant plus cocasse de voir qu’il se permet de faire de la pub sponsorisant certains signataires !!! Un comble, leur cupidité est sans limite et leur dépendance apparait au grand jour.

- Oui, nous avons bien participé au Ségur de la santé et avons bien été entendu. Non, entendu ne veut pas dire écouté et que nos propositions seront misent en application... Votre fédération relaie vos demandes, monte des dossiers, argumente et instruit, mais désolé, je ne prétends pas être Dieu le père !!! Quand je vois que sommités scientifiques n’ont pu se faire entendre par le gouvernement lors de la crise....

En vous souhaitant que la reprise s’accélère pour retrouver un peu de sérénité, je vous remercie encore de vos efforts pendant cette crise et de l’image plus que favorable que nous avons pu donner de notre profession.

N'oubliez pas Cannes fin septembre pour nous retrouver physiquement et participer plus activement encore à la vie de votre fédération.

Bien confraternellement

 

Le président
Philippe Lauriot